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Aimé D. MIANZENZA

 

Les performances de l'économie africaine

seraient largement sous-évaluées

Un article paru dans le Monde économie de mercredi 23 mars 2010 signé de Philippe ASKENAZY, nous apprend que selon des travaux récents   revisitant en profondeur l'évaluation économique de l'Afrique au cours des dernières décennies, les performances économiques du continent seraient largement sous-évaluées en raison de la faiblesse de l'appareil statistique.

Une méthode alternative d'estimation de la croissance basée sur des enquêtes réalisées auprès de centaines de milliers de ménages pour mesurer le niveau de consommation et d'équipement des foyers dans de nombreux pays d'Afrique montre que la pauvreté se serait effondrée depuis le milieu des années 1990.

À partir de ces indicateurs alternatifs, l'estimation de la croissance de l'Afrique subsaharienne depuis 1990 se retrouve plus de trois fois supérieure à celle habituellement acceptée, soit entre 3 % et 4 % par an. Preuve de la robustesse de ces résultats, cette croissance n'est pas due à une catégorie particulière d'indicateurs ; presque toutes les variables connaissent une amélioration nette.

L'article est disponible sur le site du journal Le Monde.

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Aimé D. MIANZENZA

DIVERSIFICATION DE L’ÉCONOMIE :

QUELLE INDUSTRIALISATION POUR LE BASSIN DU CONGO ?

 

La diversification de l’économie est un thème qui apparaît régulièrement dans le discours des pouvoirs publics dans les pays du bassin du Congo. Pendant la période de reflux de la croissance économique et donc de celui des ressources, la diversification est placée au cœur de tous les débats de politique économique. Au cours de la décennie 80 et jusqu’à la fin de la première moitié des années 90, la stabilisation de la croissance économique et des revenus était un des résultats recherchés par la diversification en combinaison avec d'autres mesures de restructuration de l'économie mises en œuvre dans le cadre des politiques d'ajustement structurel. À partir de la deuxième moitié des années 90, la diversification devient une composante de la politique de lutte contre la pauvreté, un pilier stratégique des politiques de croissance favorable aux pauvres pour reprendre une rhétorique vugarisée par les institutions internationales spécialisées dans les interventions en milieu rural.

Dans le bassin du Congo, les économies nationales sont caractérisées par une très forte dépendance à l’égard d’un nombre limité de produits : le pétrole (Angola, Congo, Gabon, Guinée équatoriale), la production minière (République démocratique du Congo) et la production agricole (Burundi, Cameroun, Centrafrique, Rwanda, São Tomé & Príncipe), le pétrole et un produit agricole (Cameroun). Par exemple pour les pays à dominance agricole, selon la CNUCED sur la base d’un indice 100 en 1990, les termes de l’échange des produits agricoles africains sont passés de 185 en 1960 à 85 en 2000. Entre 1960 et 2002, la part des exportations africaines (hors Afrique du Sud) dans le commerce mondial est tombée de 0,9 % à 0,3 %. La diversification apparaît ainsi comme indispensable pour sortir de l’économie de « monoproduction », pour casser le poids exorbitant d’une poignée de produits sur les économies nationales.

Parmi les stratégies régulièrement évoquées par les gouvernements l’industrialisation tient une place prépondérante. En effet, les exportations des pays du bassin du Congo sont largement dominées par les produits à faible valeur ajoutée. Une industrialisation permettrait donc de valoriser substantiellement leurs exportations africaines à l’image de ce qui a commencé à se faire dans la filière bois, avec la mise en place de politique destinée à décourager l’exportation de bois en grumes. L’industrialisation des pays du bassin du Congo n’est donc pas à discuter dans son principe. En 2006, sept pays du bassin du Congo appartiennent sont classées par la CNUCED  dans la catégorie des pays moins avancés (PMA), c'est-à-dire de pays caractérisés par de faibles revenus par tête, une insuffisance de ressources humaines et le manque de diversification économique (Nations Unies 1971). Les besoins à satisfaire pour les populations sont donc énormes. Dans ce contexte, l’industrialisation est une nécessité.

Mais quelles seraient la finalité d’une telle industrialisation, les moyens à mettre en œuvre et les résultats attendus ?  S’appuyant sur l’histoire de l’industrialisation des pays développés et sur la théorie économique, l'article tente de répondre à ces questions.

 

 

 

 

Aimé Dieudonné MIANZENZA

Retour sur six semaines pour sauver l'euro

Au Sommet de Bruxelles du 27 octobre 2011, les pays de la zone euro étaient parvenus à un plan de sauvetage financier de la Grèce engluée dans une très grave crise de la dette souveraine. Mais la volonté du Georges Papandréou, de consulter par référendum le peuple grec ce plan a provoqué une levée de boucliers de la part  principalement de l'Allemagne et de la France. Convoqué à Cannes avant le  Sommet du G20, le Premier Ministre grec, soumis à des pressions tellement intenses voire à de menaces a fini par renoncer à cette consultation. Ce renoncement a été un soulagement pour les pays de la zone euro et les marchés financiers.

Cette péripétie a été beaucoup commenté dans les médias internationaux, dont Foreign Policy et Wall Street Journal. Beaucoup d'éditorialistes pensent que l'Europe échappe à tout contrôle démocratique. Désormais ce sont les technocratiques de Bruxelles qui décideront du sort des centaines de millions de citoyens européens. Pour sa part, Simon Nixon estime que l'action d'Angela Merkel et Nicolas Sarkozy fait défaut à l'idée européenne en décidant que « la zone euro est une union basée sur le volontariat, non pas au nom du droit des nations à décider d'elles-mêmes mais afin de protéger un principe selon lequel les pays de l'eurozone ne doivent pas être redevables de la dette des autres États membres ». La survie de la zone euro risque donc se faire au prix d'une aggravation du déficit démocratique, dont l'Europe souffre déjà comme le montre l'augmentation du nombre d'eurosceptiques dans tous les pays de l'Union Européenne. Avec la crise de la dette souveraine et la dégradation de la situation économique de nombreux pays, particulièrement l'Italie, l'Espagne et le Portugal, « les politiques économiques de l'Europe du Sud seront à l'avenir dictées par une élite technocratique située à Bruxelles », selon le Wall Street Journal.

 

Michel MILANDOU

De l’endoctrinement économique.

À propos de la dette ?

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Aimé D. MIANZENZA

Caritas in veritate

Quels enseignements pour l'Afrique Centrale ?

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Le 27 décembre 2008

Effondrement du secteur minier en

République démocratique du Congo

Par Aimé D. MIANZENZA,  Cesbc

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Le 17 juillet 2009

BENOÎT XVI

Nouvelle encyclique : CARITAS IN VERITATE

Synthèse

La mondialisation devrait s'éloigner du modèle actuel, mû exclusivement par le profit, et se doter de repères autres que le seul marché. Il y a donc urgence de la réorienter pour la rendre plus attentive aux besoins des pays pauvres du Sud et des couches sociales défavorisées du Nord.

La plupart des analyses de Benoit XVI sont déjà en filigrane dans les interventions précédentes du pape, ainsi que dans celles de son prédécesseur Jean-Paul II, notamment l'encyclique sociale Centesimus annus, de Jean-Paul II en (1991); de même que l'idée que les biens essentiels à la vie ne doivent pas être à la merci du marché. Quant à l'idée de la solidarité Nord-Sud et des devoirs des pays riches envers les pays pauvres, elle remonte au pape Paul VI, dans les années 1970.

Caritas in veritate renouvelle donc la doctrine sociale de l'Église catholique au regard des évolutions intervenues sur la scène internationale depuis la parution de la dernière encyclique  sociale Centesimus annus, de Jean-Paul II en 1991.

Texte de Caritas in veritate (en pdf)

La doctrine sociale de l'Église :

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