Aimé Césaire

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26 juin 1913 - 17 avril 2008



 

Hommage à Aimé Césaire

Voir les textes ci-dessous

 

Aimé Dieudonné MIANZENZA

Nous revendiquons l'héritage d'Aimé Césaire

 

Marc TALANSI

Les enfants africains et les bienfaits de la colonisation

 

Daniel MATOKOT

Négritude : Retour vers le futur

Sur la traite négrière

 

Noël KODIA-RAMATA

La dignité Nègre en mouvement

 

 

 

Cahier

d'un retour

au pays natal

 

" À force de regarder les arbres je suis devenu un arbre

et mes longs pieds d'arbre ont creusé dans le sol de

larges sacs à venin de hautes villes d'ossements

à force de penser au Congo

je suis devenu un Congo bruissant de forêts et de

fleuves

où le fouet claque comme un grand étendard

l'étendard du prophète

où l'eau fait

lilouala-likouala

où l'éclair de la colère lance sa hache verdâtre et force

les sangliers de la putréfaction dans la belle orée

violente des narines."

 

Aimé Césaire

 

Le petit matin d'Aimé Césaire

Avec Léopold Sédar Senghor, Léon Damas, Alioune Birago Diop, Aimé Césaire appartient aux groupes d'intellectuels qui ont éveillé la conscience des Noirs sous la colonisation.

Comme le dit René Depestre, " Son œuvre aura été le journal de bord de plusieurs générations d'Antillais et d'Africains. En nous invitant, en 1944, à réfléchir sur la poésie et la connaissance, à partir de Lautréamont, Rimbaud, Apollinaire, Breton, et à partir de sa propre expérience de poète et de penseur, il nous aura aidés à voyager en nous-mêmes, à la récupération du moi que la colonisation avait enfoui sous des épaisseurs de mensonges, de poncifs et d'idées reçues."

Extrait de "Le petit matin d'Aimé Césaire" de René Depestre

À lire, Le petit matin d'Aimé Césaire, de René Depestre

         www.republique-des-lettres.fr/10378-aime-cesaire.php

 

Négritude

 

" Ma négritude n’est ni une tour ni une cathédrale,

Elle plonge dans la chair rouge du sol,

Elle plonge dans la chair tendre du ciel et troue l’accablement opaque de sa droite patience "

Aimé Césaire

Extrait du " Cahier d'un retour au Pays Natal",

Paris, Présence africaine, (1939; 1960)

 

Le mot " nègre " était insultant.

Mais ce n'est pas nous qui l'avions inventé. Un jour, je traverse une rue de Paris, pas loin de la place d'Italie. Un type passe en voiture : " Eh, petit nègre ! " C'était un Français. Alors, je lui dis : " Le petit nègre t'emmerde ! " Le lendemain, je propose à Senghor de rédiger ensemble avec Damas un journal : L'Etudiant noir. Léopold : " Je supprimerais ça, on devrait l'appeler Les Etudiants nègres. Tu as compris ? Ça nous est lancé comme une insulte. Eh bien, je le ramasse, et je fais face. "Voici comment est née la "négritude ", en réponse à une provocation.

Propos recueillis par Francis Marmande pour Le Monde des Livres du 17/03/06

 

 

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