MIGRATIONS INTERNATIONALES


 

Aimé D.  MIANZENZA

 

 

MOURIR AUX PORTES DE L'EUROPE

 

Troisième Partie

 

Fuir un continent qui ne réserve plus aucun avenir est  le seul projet que construit une grande partie de la jeunesse africaine. Pour faire face à l'invasion des migrants clandestins, les pays riches se "bunkerisent". À l'extérieur de leurs frontières,  ils mettent en œuvre des politiques destinées à décourager les candidats potentiels en portant la lutte en Afrique même. À l'intérieur de leurs frontières ils durcissent les législations relatives à l'entrée et au séjour des migrants sur leur territoire. Conséquences : l'immigration clandestine devient une aventure à très haut risque. Le nombre élevé de candidats qui y laissent leur vie en est la preuve. Dans les pays d'accueil, les migrants, même quand ils y sont régulièrement établis, voient leurs droits se restreindre.

Au cours de son premier voyage en Afrique subsaharienne en tant que président de la République française, Nicolas Sarkozy est allé au Sénégal et au Gabon. À Dakar le président français a invité les jeunes Africains formés en Europe à revenir dans leur pays pour bâtir l'Afrique. Selon lui, "Il faut mettre un terme au pillage des élites africaines dont l'Afrique a besoin pour se développer". Le président français a affirmé que la France sera aux côtés de l'Afrique sur le chemin de la bonne gouvernance et dans son combat contre la corruption et la misère.

Les déclarations de M. Nicolas SARKOZY sont en retrait par rapport à ses propos antérieurs de Ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire au Mali quand il a dit que la France n'avait pas besoin économiquement de l'Afrique.

Monsieur Nicolas SARKOZY a mis le doigt sur certaines des questions qui conditionnent l'avenir de l'Afrique : la  bonne gouvernance et la lutte contre la corruption. Il a également proposé aux africains un partenariat l'Europe et l'Afrique.

En Afrique, beaucoup de régimes politiques ont mis la médiocrité aux différents postes de décision et de commandement. Dans ce contexte comment les compétences (les vraies) pourraient-elles s'exprimer alors que par ailleurs les systèmes politiques sont bloqués ? De même, les pays riches, notamment l'Europe, soucieux de préserver l'accès aux ressources naturelles de l'Afrique, apportent leur soutien, sans état d'âme, à des Chefs d'État corrompus qui dilapident les richesses de leur pays, mettent en œuvre des politiques qui détruisent l'environnement avec la complicité des firmes multinationales, détournent l'aide internationale, affament leur peuple, répriment toute velléité démocratique, etc.

Dans ces conditions, quel sens donner à la bonne gouvernance, à la lutte contre la corruption, au partenariat entre nations égales en droits et en devoirs, etc. ? Engager l'Afrique sur cette voie suffira-il à retenir au pays les candidats à l'immigration ou à faire revenir les compétences de la diaspora africaine disséminée à travers la planète ?

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