Centre d'études stratégiques du bassin du Congo

École congolaise d'Économie


Qui suis-je ?

Je suis docteur ès Sciences économiques. Je suis économiste forestier spécialiste des marchés mondiaux des bois et de l'analyse du risque associé à l'approvisionnement en produits à base de bois, expert en traçabilité des bois, membres du groupe d'analystes de marché mondiaux des matières premières "Cyclope".

Ancien consultant pour la Banque Mondiale, la FAO, l'Union Européenne et l'Organisation Internationale des Bois Tropicaux (OIBT), j'ai été Maître des Conférences contractuel à l'École Nationale de Génie rural des Eaux et  Forêt (ENGREF) de Nancy (France).

Je suis intervenant au Centre National de la Police Judiciaire à Fontainebleau (France) en matière de trafic de bois et à l'Université Paris XII en économie et politique forestière en Master II Bio-force.

Je suis responsable du Pôle Forêt et The Global Forest & Trade Network (GFTN) Manager au Fonds mondial pour la protection de la nature (WWF) à Paris (France).

Je membre fondateur du Centre d'études stratégiques du bassin du Congo et de l'École congolaise d'Économie.


À propos de ma thèse

Titre :

Tendances et perspectives du commerce des sciages africains. Contribution à l’élaboration d’un modèle d’échanges intra-africains

Sous la direction de : François SEUROT

Nombre de pages : 484

Faculté de Droit, Sciences économiques et de Gestion

Université : Université de Nancy II

Ville : Nancy

Pays : France

Année : 1997

 

Résumé

Cette interrogation est particulièrement vive dans le cas des sciages africains, qui sont généralement présentés comme moins compétitifs que leurs concurrents asiatiques même en Europe qui est leur débouche traditionnel.

Ainsi, cette recherche tente de répondre à la question d’un possible redéploiement des flux d’exportations africains de sciages dans certains marchés des pays africains importateurs nets et potentiels.

À partir d’une modélisation économétrique, basée sur les statistiques internationales disponibles, deux modèles économétriques, l’un sur la demande et l’autre sur l’offre sont élabores, et estimes avec des données en séries temporelles par la méthode des moindres carres ordinaires, puis avec des données en coupe transversale par la méthode d’analyse de covariance. Des simulations sont ainsi effectuées à l’aide de ces modèles sous certaines hypothèses, et montrent que la perspective d’un accroissement du commerce intra-africain n’est pas irréaliste. Ces deux modèles permettent de construire un modèle de marche d’équilibre spatial monoproduit par la mise en adéquation de l’offre et de la demande. Un tel modèle pour les pays africains implique : d’une part, la nécessité d’une promotion des exportations de sciages africains, et d’autre part, des efforts de coopération commerciale entre les pays exportateurs et importateurs de sciages.

 

 

Publications

 

 

Les enjeux de la valorisation économique

des écosystèmes forestiers

dans les pays du bassin du Congo

 

La valorisation économique des écosystèmes forestiers est une question qui fait débats dans le milieu scientifique et dans les tribunes internationales. Depuis la conférence des Nations Unies du 16 juin 1972 à Stockholm, un consensus a émergé sur la nécessité de mettre en œuvre des politiques de limitation des pressions subies par les écosystèmes forestiers. La conférence de Rio de 1992 a servit de détonateur à ces préoccupations sous le concept de développement durable.

Ce concept résulte à la fois d’une crise du développement sous forme de rupture entre d’une part un processus d’accumulation et l’ensemble des procédures de régulation des relations sociales et des rapports entre l’homme et la nature (Harribey, 1997) ; et d’une crise du sous-développement. Les effets cumulés des deux crises ont révélé une aggravation dans l’exploitation des ressources naturelles et particulièrement forestières.

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Jean BAKOUMA,

Contraintes et freins au commerce

intra-africaiN DE BOIS

 

Le développement des échanges Sud-Sud est devenu une condition essentielle de l'accroissement de la place des pays en développement dans le commerce mondial. Un tel développement requiert que soient levés au préalable les obstacles qui entravent le commerce Sud-Sud, notamment intra-africain.

Le commerce international est organisé en flux et reflux verticaux : les pays africains vendent au Nord et achètent au Nord, en revanche, les échanges entre pays africains ou pays du Sud demeurent insignifiants

Depuis l'éclatement de la crise dans les pays du Nord, les modifications enregistrées dans le commerce international ont coïncidé avec un accroissement des échanges au Sud. En Afrique subsaharienne par exemple, la grande vulnérabilité extérieure et la tendance à la marginalisation du commerce international en dépit des programmes de stabilisation et d'ajustement ont suscité un retour à l'objectif d'intégration régionale. Cette dernière reposant sur un protectionnisme conçu au niveau sous-régional et visant à réaliser des complémentarités en déconnexion avec l'environnement international (Hugon 1988).

Commerce intra-africain de bois

 

 

SUSTAINABLE FOREST 

MANAGEMENT IN AFRICA :

 CONSTRAINTS, COSTS AND CONDITIONS

Jean BAKOUMA* and Gérard BUTTOUD**

* Cesbc and INRA-ENGREF-Nancy

** INRA-ENGREF-Nancy

 

Although many African Countries recognise the need to apply principles of sustainable forest management, there remains a lack of implementation of such principles in the region. The continuation of poor logging practices generates both biological and socio-economic risks, begging several questions : why the development of sustainable forest management is so slow ? How these handicaps can be overcome ? What are the conditions necessary for the development of sustainable forest management models in Africa ?

Avalaible from The Tropical Forest Update (TFU), A Newsletter from The International Tropical Timber Organization (ITTO).

To view the paper, click below :

Sustainable Forest Management in Africa :  Constraints, Cost and Conditions

 

 

 

 

Jean BAKOUMA

Infrastructures ROUTIÈRES

 et gestion durable

des forêts en Afrique sub-saharienne

La présente étude cherche à déterminer dans quelles mesures les infrastructures routières en forêt dans les pays d'Afrique subsaharienne peuvent contribuer davantage à la mise en valeur durable des massifs forestiers qu'à leur destruction. Partant d'un panorama sur les différentes approches théoriques relatives aux infrastructures routières, l'analyse propose un dépassement des différentes avancées qui confèrent aux infrastructures un statut de ressource générique disponible à tous les usages.

L'analyse préconise une vision basée sur une coordination nécessaire des activités dans le cadre d'un développement associant la population locale, afin de s'affranchir du rôle ambivalent des routes en forêt. Cela implique une intégration des plans de construction dans le système de gestion et de conservation des forêts, mais aussi un renforcement institutionnel et des politiques capables de réduire les visions fragmentaires de la gestion durable des forêts et certaines oppositions. C'est en atteignant une forme de stabilité et d'identification collective des enjeux et de ralliement au modèle de gestion et de production durable des produits, que les infrastructures routières seront un facteur fiable de la gestion durable des forêts en Afrique.

 

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Les infrastructures routières ...

 

 

Jean BAKOUMA

UNITÉ ET DIVERSITÉ DES MÉCANISMES

DE FINANCEMENT DE LA POLITIQUE FORESTIÈRE

DANS LE BASSIN DU CONGO

Les mécanismes actuels de financement dans le secteur forestier sous-régional, ont trait à une mixture d’outils traditionnels de financement tels que les dons/subventions, les prêts, les redevances et taxes, auxquels il faut ajouter des initiatives locales en termes de fonds fiduciaire. Ces mécanismes peuvent se comprendre comme l’ensemble des procédures de mise en œuvre des outils de financement. Ils se singularisent les uns des autres par rapport aux partenaires impliqués (bilatéraux ou multilatéraux), à leurs principes de mobilisation de fonds, à leurs conditionnalités, au cadre d’intervention, et bien évidemment aux outils de financement. Ils répondent aux objectifs des institutions qui les mettent en œuvre, et probablement à l’état de la coopération entre partenaires et à la stabilité politique supposée des pays concernés. Quoiqu’il en soit, les différents outils de financement ont des logiques différentes qui se traduisent par i) la différence des conditionnalités et ii) la politique des institutions qui les mobilisent.

Il ressort que tous les pays de la sous-région ne bénéficient pas d’appui de même ampleur. Par ailleurs, il y a une sorte de paradoxe entre le caractère actif de plusieurs organisations internationales pour la conservation dans la sous-région, et une grande difficulté à estimer approximativement le montant global des dons, subventions ou crédits en faveur des écosystèmes forestiers de la sous-région au cours des années récentes. Finalement, l’unité des différents mécanismes se trouve dans les objectifs poursuivis en faveur des écosystèmes forestiers des pays d’Afrique centrale. En revanche la diversité relève des stratégies propres à chaque bailleur de fonds.

 

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Jean Bakouma et Juan Sève

 

Forest management by

community forest enterprises

 

For conservation to be synonymous with development, local populations need to be involved in forest management.

 

Traditional community-based forest management is, however, not without its drawbacks. The community forest enterprise approach promotes direct

management of forests as assets that require protection. The future of this approach depends in particular on a change in attitudes both at a political level and within the local communities.

 

Version anglaise de l'article (PDF) 

 

La gestion forestière par

l'entreprise communautaire

 

Pour mieux conjuguer conservation et développement, les populations locales doivent être impliquées

dans la gestion forestière.

 

Si la foresterie communautaire classique a permis d’importantes avancées, l’entrepreneuriat communautaire, lui, favorise la gestion directe de la forêt – devenue un actif qu’il faut protéger. L’avenir de cette démarche dépend en particulier d’une évolution des pratiques, tant au niveau politique qu’au sein des communautés

 

Version française de l'article (PDF)

 

L'article est publié dans PROPARCO n°14 : Exploitation, valorisation et préservation de la forêt : quel équilibre ? Proparco une revue de l'Agence Française de Développement (APD). Site web : www.proparco.

 

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